La maladie d'Alzheimer

Facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer

La cause spécifique de la maladie d’Alzheimer demeure encore inconnue. Parmi les facteurs de risque qui lui sont associés notons l’environnement et le mode de vie, mais aussi, avec plus de certitude, l’âge et les antécédents familiaux.

Âge

La plupart des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont âgées de plus de 65 ans. Toutefois, un diagnostic a été établi chez certaines personnes dans la quarantaine ou la cinquantaine. Il est donc important de consulter un médecin dès l’apparition d’un ou de plusieurs symptômes.

Le diabète

On sait depuis quelques années que le diabète de type 2 (adulte) est un facteur de risque de la maladie d'Alzheimer, attribuable en grande partie au fait que les problèmes de vaisseaux sanguins et les problèmes de coeur associés au diabète sont aussi des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer. Il est également connu que le glucose est moins bien assimilé dans le cerveau d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, comme c'est le cas des diabétiques dont l'organisme assimile mal le glucose.

De nouvelles recherches ont montré que cette incapacité du cerveau touché par la maladie serait peut-être due au fait que celui-ci est dans un état diabétique, même si la personne n'est pas diabétique dans le sens habituel du terme. En effet, il semblerait que dans le cerveau d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer, soit la production d'insuline est amoindrie pour une raison quelconque, soit les cellules du cerveau deviennent insensibles à l'insuline.

Le syndrome de Down

La plupart des adultes âgés de plus de 40 ans atteints du syndrome de Down éprouveront une détérioration des cellules nerveuses, symptômes semblables à ceux de la maladie d'Alzheimer. Chez ces personnes, la maladie d'Alzheimer apparaît généralement autour de la cinquantaine ou soixantaine.

La déficience cognitive légère (DCL)

Dans la DCL, le niveau de détérioration cognitive ou de la mémoire, ou les deux, est supérieur à celui enregistré dans le processus normal de vieillissement, mais il n'est pas suffisamment avancé pour qu'on puisse parler de maladie neurodégénérative ou de « maladie d'Alzheimer ». On estime que 85 % des personnes qui ont reçu le diagnostic de DCL développeront la maladie d'Alzheimer dans les dix années suivantes, ce qui fait de la DCL un facteur de risque important de la maladie. Comme les chercheurs croient que les changements anormaux dans le cerveau commencent à se produire de 5 à 10 ans avant l'apparition des signes visibles de la maladie d'Alzheimer, l'imagerie du cerveau pourrait permettre de repérer les personnes atteintes de DCL les plus à risque de développer la maladie. La recherche de la DCL se poursuit.

Les blessures à la tête

Les blessures à la tête, notamment les commotions à répétition, sont des facteurs de risque associés au développement ultérieur de la maladie d'Alzheimer.

Les niveaux bas de scolarité

Plusieurs études ont montré que les personnes ayant moins de six ans de scolarité sont plus susceptibles de développer la maladie d'Alzheimer. Il est nécessaire de poursuivre les études sur le niveau d'éducation comme facteur de protection afin de déterminer si ce sont les études ou d'autres facteurs reliés à l'éducation qui sont en cause (par exemple, le niveau bas de revenu).

L'aluminium

Les chercheurs, pour la plupart, ne considèrent plus que l'aluminium soit un facteur de risque de la maladie d'Alzheimer. Cependant, quelques chercheurs étudient encore si des personnes sont à risque en raison de leur intolérance à des aliments qui contiennent des métaux tels le cuivre, le fer et l'aluminium.

La ménopause

Deux fois plus de femmes que d'hommes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer. Bien que cela s'explique en partie par le fait que les femmes vivent en moyenne plus longtemps que les hommes et qu'elles sont plus susceptibles d'avoir le diabète, la raison principale semble surtout être que chez la femme postménopausée, il y a une diminution d'une hormone importante qu'est l'oestrogène. Depuis de nombreuses années on prescrit l'oestrogène pour soulager les symptômes de la ménopause. Malgré une étude clinique d'envergure menée auprès des femmes à qui l'on recommandaient de cesser l'hormonothérapie substitutive parce qu'elle était inefficace et avait des effets secondaires potentiellement dangereux, des chercheurs cliniciens continuent de croire que cette piste mérite d'être étudiée. Toute décision concernant l'utilisation d'une hormonothérapie à l'oestrogène devrait être prise en consultation avec le médecin traitant.

Les autres facteurs de risque

En plus des facteurs de risque décrits ci-dessus, les éléments suivants ont été décrits comme des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer : les inflammations chroniques (comme certaines formes d'arthrite), des épisodes passés de dépression clinique, des AVC ou mini-AVC, un taux élevé de cholestérol, l'hypertension, le stress, le manque d'exercice du cerveau et l'obésité. Il y a aussi des facteurs de risque moins probants comme le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et la consommation de drogues.
(Source : Société Alzheimer Canada)

Antécédents familiaux

La personne qui a un parent, une soeur ou un frère atteint de la maladie d'Alzheimer a un risque plus élevé de développer la maladie que la personne qui ne présente aucun antécédent familial de la maladie.

Un faible pourcentage des personnes atteintes a la forme héréditaire de la maladie. Cette forme rare s'appelle la forme autosomique dominante de la maladie d'Alzheimer. Chez certaines familles, elle est transmise directement d'une génération à l'autre. Le fait que plus d'un membre de la même famille souffrent de la maladie d'Alzheimer ne signifie pas nécessairement que votre famille a la forme héréditaire de la maladie. Un tout petit pourcentage des personnes atteintes a la forme héréditaire de la maladie.  (Source Société Alzheimer Canada).

Affections connexes - 
La maladie d’Alzheimer – démences connexes

Parfois, une personne peut avoir les symptômes suivants :

  • des pertes de mémoire;
  • des problèmes de comportement précoces;
  • de la difficulté à parler et se mouvoir.

Ces symptômes pourraient être causés par une autre affection que la maladie d’Alzheimer comme :

  • la maladie de Creutzfeldt-Jakob;
  • la démence à corps de Lewy;
  • la démence frontotemporale;
  • la démence vasculaire.

Pour de plus amples informations sur ces affections connexes consultez le site de la Société Alzheimer du Canada. www.alzheimer.ca

Mythes et réalités